Les Olympiades de mathématiques

Aux côtés du concours de version latine, de celui de culture grecque, du tournoi d’éloquence, du rhéto trophy sportif, des olympiades de sciences, figure un autre grand classique du jeu pédagogique : les olympiades de mathématiques. Chaque année, plusieurs dizaines d’élèves du Collège de la 1ère à la rhétorique se retrouvent pour y participer. Lorraine Peschi, élève de M. Vincent de Vos en 5T1, nous raconte avec enthousiasme et humour son parcours mathématico-ludique.

Les Olympiades de mathématiques

Qui n’a jamais rêvé de connaître (ou du moins de chercher) la réponse à des questions existentielles du type : comment obtenir 24 avec 5, 5, 5 et 1 ; pourquoi est-ce qu’Achille semble ne jamais pouvoir dépasser la tortue à la course, et combien de fois par jour les aiguilles d’une horloge s’alignent-elles ?
Peut-être quelques personnes, seulement. Mais ne faisant pas partie de cet ensemble incongru, j’ai décidé, cette année encore, de participer aux Olympiades de Mathématiques Belges. En voici un petit compte-rendu.

Que ce soit pour dépasser ses limites, par simple curiosité, par défi, ou par amour inconditionnel de la logique, chaque année, un certain nombre d’élèves se mesurent aux Olympiades. Ils sont alors confrontés à une série de 30 questions de difficulté croissante. Les éliminatoires, ouvertes à tous, ont eu lieu le 16 janvier. En d’autres termes, friands de maths ou non, n’hésitez pas ! Vous serez étonnés ! Et cela pourrait changer votre point de vue. Cette compétition met à mal la connotation rébarbative et exclusivement scolaire injustement attribuée aux mathématiques.

Cette première étape se déroule au Collège, et après s’en être affranchi, il s’agit d’affronter la demi-finale. Mercredi 27 février, je me suis donc rendue, avec la troupe d’heureux élus saint-michelois, aux auditoires de l’ULB. C’est là en effet qu’ont lieu les demi-finales, dans ce dédale universitaire sinu(s)eux, où plusieurs d’entre nous aboutiront peut-être un jour en tant que réels étudiants – nous n’étions que des hôtes de passage.

Nous avons pris racine devant l’auditoire E, le temps de manger et de se préparer avant l’épreuve. Dans l’expectative, plusieurs types de participants se démarquent. Il y a les motivés, qui après des mois de préparation, répètent avidement leurs formules. Il y a les calculateurs qui se perdent en spéculations sur les questions, les impatients, les détendus, les surexcités et les expérimentés qui se la jouent blasés… Enfin, il y a ceux qui ont pensé à la bouteille d’eau, à l’équerre et au compas, et qui se préparent en vrais marathoniens. Le tout, dans la bonne humeur, bien sûr !

L’un dans l’autre, l’attente ne fut pas si longue. Les organisateurs ont distribué les questionnaires rapidement, cela s’annonçait sportif !

Pendant l’épreuve, plusieurs facteurs extérieurs s’additionnaient (humour) pour déconcentrer les (ô combien !) courageux participants : le lieu inhabituel, les fameuses tablettes noires envahissantes, l’heure écrite toutes les 15 minutes sur le tableau noir (il semble désormais que l’absence d’horloge fasse partie intégrante du charme de la demi-finale des OMB… Voilà qui permettra de justifier l’économie d’un tel investissement !

Mais dédramat(h)isons ! Ce concours est avant tout une opportunité ludique, un petit challenge à se lancer. Cette expérience m’a plu, une fois encore : je n’ai pas vu le temps passer et je ne saurais que la conseiller. Il ne me reste plus qu’un an pour enfin vaincre la « demi infernale », et pour tenter de défendre, moi aussi, les couleurs de notre Collège bien aimé en finale… Et peut-être pour vous raconter tout cela.

L’année prochaine, attendez-vous à chercher la logique dans des phrases ambiguës, à tordre le cou à vos fonctions, à jongler avec des exposants 2014, à imbriquer des sphères dans des cubes… Mais je dérive, je m’ar(r)ête là (car mes jeux de mots sont 2piR en pire, ils tournent en rond dans une ultime tentative de compenser la qualité par la quantité). Bref, j’ai participé aux Olympiades de mathématiques !

Ah oui, j’allais oublier : vous vous demandez sûrement quelle est la réponse au petit problème posé en introduction : comment obtenir 24 avec 5, 5, 5 et 1 ?
Eh bien ainsi : 5 (5 – 1/5) = 24… Simple non ?!