Le Burkina Faso ou le pays des hommes intègres

D’emblée nous voudrions préciser que ce voyage n’était pas humanitaire. Le terme “voyage humain’” serait beaucoup plus approprié. Pour vivre cette expérience au plus près de nos hôtes, nous avons tenté de laisser le touriste européen en Belgique et de nous glisser dans la peau d’un Burkinabé. Pour faciliter cela, l’organisme “Ile de paix”, qui nous encadrait, avait concocté un programme riche et varié, destiné aux 34 rhétoricien(ne)s et 5 professeurs du Collège . Impossible de tout relater ici. Parmi toutes nos expériences, trois d’entre elles nous ont particulièrement marquées.

En premier lieu , il y eut la journée passée en compagnie exclusive de notre correspondant(e) ; du déjeuner à la journée d’école en passant par la nuit à la belle étoile : une rencontre unique et inoubliable.

Nous avons passé ensuite une matinée par binôme dans une concession. Nous nous sentions vraiment au bout du monde. Les villageois ne parlaient pas français, le langage de signes était notre seul moyen de communication, avec celui du coeur. Ils furent tellement heureux de notre présence qu’ils nous ont offert un cadeau qu’il nous fallu malheureusement laisser sur place : une chèvre ! Nous avons bien pris soin d’elle tout le reste du séjour et elle a même servi de réveil pour certains ! Rien de plus efficace que de l’introduire dans les chambres pour que même les plus endormis se lèvent sans trainer !

Enfin eut lieu le moment le plus attendu du séjour : le festival, le “FESDIG”. A la fois nous avons été visiteurs, bénévoles (nous tenions le village d’enfants en proposant des grimages, des ballons, des popcorns…) et artistes (nous avons eu le privilège de prester une danse sur “Papaoutai” de Stromae et ce sur la scène principale).  Voir toutes ces installations fonctionner grâce au moteur apporté par nos prédécesseurs du collège fut vraiment gratifiant ! C’est là qu’on a vraiment l’impression d’avoir été utiles. Et cela ne s’arrête pas là. Un projet d’école de soudure est en cours désormais.

Parallèlement à cela, nous avons également visité quelques autres projets locaux d’Ile de paix , comme un barrage, un forage, une école, ce qui nous a motivés à nous investir davantage encore à leurs côtés.

Le sourires généreux , l’accueil toujours chaleureux confirment bien le surnom du Burkina : le pays des hommes intègres. Mais nous avons aussi été épatées par la mobilisation du pays pour la Journée de la femme (même si la lutte est loin d’être terminée). C’est avec des souvenirs plein la tête, plein les yeux et plein le coeur que nous avons atterri à Bruxelles le 10 mars : le temps avait filé si vite comme par enchantement…

Auteurs : Aurélie De Niet, Valentine Robaux et Ariane Péters de 6t7