Jeunes, choisissez une carrière dans le spatial !

En octobre 2013, une conférence inter-parlementaire sur l’espace se tenait à Bruxelles. Les filières d’éducation en sciences, technologie, ingénierie et mathématiques étaient à l’ordre du jour, et de nombreux jeunes européens étaient invités à témoigner de leur parcours. Tous ont fait preuve d’un grand enthousiasme quand à leur choix de carrière. Pourtant, la résolution de la réunion est sans appel : pas assez de jeunes ne se tournent vers ce type d’études, et cela a des répercussions dans bien d’autres secteurs que le spatial [1].

Comment expliquer un tel paradoxe ? Est-ce la peur de se lancer ? Croire que c’est trop difficile, ou seulement destiné aux autres ?

Quelle solution plus adaptée, alors, que de donner la parole à ces belges qui font de leur passion pour l’exploration spatiale un métier ? C’est ainsi que la page web « Belgian Stars » a été crée. Chaque semaine, le micro est donné à l’un d’eux, afin qu’il explique son parcours et donne quelques conseils aux jeunes (et moins jeunes) sur le point d’effectuer les choix déterminant de leur vie. L’objectif est non seulement de donner un échantillon des carrières possibles, mais aussi de rassurer quand à leur faisabilité.

Le résultat est positif ! Ainsi, Michael Gillon, chasseur d’exoplanètes à l’université de Liège, explique son choix de carrière « j’adore l’astronomie : il est possible de faire des découvertes révolutionnaires tout en s’amusant, sans se prendre trop au sérieux. » Un entrain partagé par Vladimir Pletser, responsable des vols paraboliques a l’Agence Spatiale Européenne : « une partie de mon travail consiste à voler en microgravité. C’est sans conteste l’expérience la plus excitante que j’ai eu l’occasion de vivre au cours de ma vie, et continue de vivre régulièrement dans le cadre de mon travail. »

Mais il va de soit que cela demande du travail. Sandy Tirtey, responsable technique pour une compagnie de fusée néo-zélandaise, insiste : « il faut être pro-actif. Chaque fois que j’ai fait un petit peu plus que ce qui était attendu, chaque fois que j’ai pris un risque, cela a payé ». Du travail, mais ce n’est pas tout. Comme l’explique Koen De Beule, ingénieur a l’Agence Spatiale Européenne : « il faut aussi un peu de chance et du culot pour arriver là où l’on veut être. »

Le message porté par « Belgian Stars » est finalement bien résumé par Pierre-Francois Migeotte, spécialiste de médecine spatiale : « Trouvez la voie de votre passion. N’allez pas travailler dans un environnement où la seule chose que vous ramenez chez vous c’est de l’argent, à moins que l’argent soit votre passion. » Surtout que, comme le dit Dominique Tilmans, sénatrice, en ce qui concerne les carrières dans le spatial « il y a de la place pour tout le monde ! »

Sans plus attendre, envoyez vos enfants sur http://www.belgianstars.wordpress.com/

 

[1] http://www.dominiquetilmans.be/download/Resolution_15th_EISC_15_octobre2013.pdf