Jalons

Décès

Ils nous ont quittés :

Le Comte Jean-Pierre de Launoit (ads 1952), le 12 novembre 2014,

Yves Tricot (ads 1985) fin novembre 2014,

Jonathan Fares (ads 2009), le 12 décembre 2014,

Pierre Delooz (ads 1938), le 19 décembre 2014,

Marc De Grox (ads 1969) en avril 2014,

Sandrine Fabri (ads 2010) le 3 janvier 2015,

Robert Melis (ads 1940) le 5 février 2015.

IN MEMORIAM JEAN-PIERRE DE LAUNOIT (1935-2014) 

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Le comte Jean-Pierre de Launoit était un ancien de notre collège Saint-Michel (Ads 1952-B). Ses biographes oublient souvent de mentionner cette période scolaire, car sa vie fut si remplie et pleine de choses extraordinaires, que les quelques lignes qui leur sont imparties pour décrire cet homme d’exception se concentrent sur d’autres points forts de sa personne. Aussi, nous ne pouvions que le rappeler ici. Son parcours en nos murs lui apporta la base d’une éducation raffinée et érudite qui s’exprima dans l’amour des Arts, à côté d’une rigueur humaniste appliquée dans les métiers de la Finance et de la gestion des entreprises au niveau des différents conseils d’administration où il siégea. Par ses qualités de mécène dans la musique, Jean-Pierre de Launoit était devenu une personnalité incontournable de tous les événements majeurs en Belgique, connu surtout par cette Chapelle Musicale Reine Elisabeth à Waterloo qui contribua à lancer tant de jeunes talents en marge du grand concours musical Reine Elisabeth. L’AESM se joint à côté de son nouveau Président Etienne Rigo pour saluer cet ancien de grande valeur et d’apporter à sa famille ses condoléances les plus sincères (Henry Vanderlinden).

IN MEMORIAM ROBERT MELIS 

Le décès de Robert Mélis a beaucoup touché l’AESM. Il a été son secrétaire pendant de nombreuses années, mais il a été bien plus que cela.

Son plus grand fait d’armes fut l’annuaire de 1990 (le deuxième de l’ère moderne). Il était convaincu que la valeur de celui-ci reposait sur le fait d’avoir des réponses complètes et voyant que les premiers courriers ne donnaient que des résultats très partiels, il entreprit de repérer les Anciens dans l’annuaire téléphonique, ce qui était encore possible car les gens avaient presque tous une ligne fixe renseignée dans le bottin. Puis, il appela ceux qui n’avaient pas réagi aux courriers. Quand l’Annuaire parut, il nous dit avec un fin sourire combien d’appels il avait passés : 4.000…

Il retrouva aussi plusieurs centaines d’Anciens via les administrations communales à une époque où les communes, non seulement accédaient encore à ce genre de demandes, mais ne demandaient rien ou pas grand chose (200 FB au maximum à l’époque) pour ce service. Pas d’Internet à l’époque et donc le registre national était la seule manière de retrouver les Anciens.

Il était à sa manière une force de la nature, bien plus énergique, à 70 ans à l’époque, que beaucoup d’autres plus jeunes.

Ancien Ardent, sorti de la rhétorique 1940, il avait avec malice fait remarquer en juin 1990 que la rhétorique de cette année-là partageait avec la sienne, sortie 50 ans plus tôt, une caractéristique étonnante, celle de n’avoir pas passé ses examens de fin d’études. Dans le cas de celle de 1990, c’était pour raison de grève, dans le cas de celle de 1940, pour cause d’invasion de la Belgique… A ce titre, il avait participé à l’aventure des CRAB (Centres de Recrutement de l’Armée Belge), ces jeunes encore aux études envoyés en France en mai ’40 pour y constituer d’hypothétiques forces de réserve belges. Il ne manquait pas de raconter ses aventures et celle de ses camarades du côté de Montpellier pour ce qui fut leur plus extraordinaire été…

Robert était un grand Ancien, qui considérait que servir était normal, et un homme gentil, dont le sourire mêlait si bien ironie et bienveillance (Alain Deneef).